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Tourisme Solidaire et Responsable – principes et mouvements -

Le Tourisme Solidaire et Responsable est une des formes de tourisme « alternatif ». Ce type de tourisme met au centre du voyage d’un côté, la rencontre des populations locales visitées et les voyageurs, et de l’autre côté, l’association des deux parties aux projets de développement solidaire des territoires visitées.

Le double objectif de notre initiative est de faire du tourisme un levier pour le développement des pays visités et offrir à nos voyageurs une plongée dans la vie d’un village d’accueil.

Les retombées financières permettent une amorce de développement de ces villages. Certes une goutte d’eau dans l’océan des besoins immenses des pays, mais sans doute aussi, un acte concret vers des relations plus équitables entre le Nord et le Sud. Nous voulons promouvoir ainsi un développement plus respectueux de leur histoire, de leur culture et de leurs ressources.

Quelques points importants

- Les populations locales sont impliquées dans les différentes phases du projet touristique. On doit leur expliquer en quoi consiste le tourisme de développement solidaire, et ce qu’on attend d’elles. Leur décision d’accepter ou non doit être un consensus général entre les membres de la communauté villageoise, et non imposée par qui que ce soit.
- Le village d’accueil du TDS reçoit au maximum 12 personnes pendant 3 à 5 jours. Les critères d’hygiène, de propreté et de sécurité sont importants pour que les touristes se sentent à l’aise. Ces visiteurs vivent au rythme du village. Ce sont les villageois eux-mêmes qui, au moyen d’une organisation et d’une gestion collective, assurent l’accueil, les repas, les nuitées, l’animation, etc.
-Pour faciliter l’échange et l’ouverture et faciliter l’épanouissement aussi bien des visiteurs que des accueillants, il faut mettre au point, dans l’organisation du séjour, la rencontre avec les villageois : activités culturelles et sportives, confection par les visiteurs des plats de leurs pays d’origine, participation à la moisson du riz dans les rizières, au jardin potager, visite des écoles, achat des produits artisanaux directement aux producteurs sous l’éthique du commerce équitable ,etc.
-Les touristes doivent s’impliquer dans les projets de développement local déterminés par la population d’accueil. Avant leur départ, ils seront sensibilisés et préparés au voyage, aux problématiques environnementales de la gestion des déchets et de la gestion des ressources. Ils acceptent le respect des personnes, leurs coutumes et cultures, leurs biens, leur environnement, la notion d’intérêt collectif et de solidarité ;
-Par contre, le voyageur s’engage à se garder de toute attitude et de toute intervention qui pourraient bouleverser les équilibres sociaux, culturels et écologiques des communautés et s’interdire tout don et intervention directe sur le lieu qui ne serait pas placé sous le contrôle des responsables des communautés d’accueil.

C’est un mouvement international :

Le tourisme est devenu une industrie planétaire dont l’activité est estimée en 2006 à 500 milliards de dollars soit 12% du PIB mondial. Les données statistiques laissent à penser que le tourisme international génère des capitaux dans l’ensemble des pays touristiques. Il peut être un facteur de croissance dans pour les pays en voie de développement. Cependant, en réalité, les recettes sont reparties d’une manière inéquitable. De plus, ces activités peuvent apporter des conséquences néfastes sur la vie économique, sur le plan social, sur le plan environnemental, sur la biodiversité et sur le plan culturel des pays visités.

De plus de plus de gens de toutes générations (retraités, des jeunes et des familles etc.) aspirent un tourisme autrement qui favorise plus l’échange et le respect de l’environnement. Actuellement, les offres de produits touristiques solidaires se multiplient dans le monde. Cette activité représente 5% du chiffre d’affaires du Tourisme mondial. Et c’est en progression constante ces dernières années. Selon le baromètre de l’ATES en 2010 (Association de Tourisme Equitable et Solidaire), en 5 ans les voyageurs solidaires ont financé près de 1 000 000 € de projets de développement décidés et gérés par les communautés d’accueil en plus de l’économie locale générée par l’accueil des touristes. Le site de l’ATES : www.tourismesolidaire.org

C’est un mouvement francilien

Les prises de conscience au niveau international des méfaits du tourisme classique ont favorisé l’émergence et la médiatisation des projets et d’acteurs dans un tourisme différent. Un réseau francilien s’est développé, le Réseau Archimède composé d’associations et d’opérateurs touristiques (www.reseau-archimede.org).

Quant à Tsimoka, elle se range du côté de ce mouvement international pour participer au développement d’un tourisme différent appelé souvent tourisme solidaire, tourisme responsable, tourisme équitable, afin que :
- se développe la rencontre et l’échange entre les populations accueillantes et les visiteurs dans une atmosphère de respect mutuel,
- se renforce la compréhension et l’amitié entre les voyageurs du Nord et le peuple malgache,
- la solidarité prenne tout son sens en découvrant les réalités de la vie quotidienne des populations rencontrées et en saisissant davantage les problèmes qui les préoccupent.